À PARIS POUR MON ANNIVERSAIRE

14 janvier 2019 Non Par tictactata

A l’heure où je vous écris, il fait pratiquement 30°C et, bon sang, mon appartement est un vrai four ! Dire que je me réjouissais d’être en France pour échapper à la chaleur…

Et aussi, c’est mon anniversaire ! Je suis seule chez moi aujourd’hui, mais ce n’est pas grave parce que j’ai passé un week-end extra, extra cool que je vais vous raconter ici. Et parce que de toute façon, aux horaires de Tahiti, mon anniversaire n’est que demain matin et je vais le fêter une deuxième fois avec mon amie dont je vous avais parlé la fois dernière.

Mon dieu, j’étouffe ! Ma chambre reçoit le soleil de l’après-midi et du soir, or ce sont les moments de la journée où il fait le plus chaud, alors laissez-moi juste le temps de migrer dans la cuisine…

Voilà, c’est mieux. Il y a même le parfum des pêches que j’ai acheté hier sur la table – on n’a pas de pêches à Tahiti, ni de fraises fraîches ou de cerises, et même si je ne suis même certaine que ce soit la saison, je profite !

Mon week-end à Paris, donc. C’était génial. Ouais, je l’ai déjà dit. Mais vraiment : c’était génial. Parfait. Parce que ce n’était pas seulement un voyage du genre, voyager pour voyager – d’ailleurs, en trois jours, je n’aurais jamais eu le temps d’explorer Paris comme il se doit, et je ne pense pas qu’on puisse visiter Paris en un seul séjour de toute façon, mais plutôt par petits morceaux, progressivement. Cette fois-ci, en plus de la partie tourisme, il y avait aussi une bonne partie sentimentale, et ça a fait toute la différence : j’allais revoir une de mes meilleures amies de lycée, après des années de séparation.

Ça vous est certainement déjà arrivé de perdre des amis de vue (si non, respect). Eh ben, c’est ce qui s’est passé avec C. – on va l’appeler comme ça – et moi. Et puis, un jour, elle m’a recontacté. Il s’était passé des années, comme dit plus haut, depuis nos derniers échanges, alors on a commencé à s’envoyer de longs, très longs mails pour se mettre à jour sur à nos vies respectives. On s’est rapidement trouvé un point commun avec nos ruptures amoureuses difficiles. Je lui ai dit que je revenais en France en mai alors, naturellement, elle m’a invitée chez elle, à Paris.

Quelques jours avant mon départ pour la capitale, je l’ai appelée. On ne s’était alors parlé que par écrit et, comme je suis toujours nerveuse à l’idée de revoir de vieilles connaissances (ou m’en faire de nouvelles, encore pire !), cette conversation m’a beaucoup rassurée. C. était toujours aussi gentille, et c’était vraiment agréable de parler avec elle.

Réveil 4h du mat’, je prends le premier avion (par élimination, parce que 1/train = trop cher ; 2/bus = garantie d’être malade après 9h de route – même les 20h d’avion de Tahiti à la France je les supporte mieux que la voiture, allez savoir). C. vient me chercher à l’aéroport, ce qui est très attentionné de sa part car je suis presque certaine de me perdre dans le métro. Physiquement non plus, elle n’a pas changé, même si je lui donne l’air un peu plus mâture dans ses habits métropolitains. On prend le petit-déjeuner à emporter, qu’on déguste en papotant dans le train. Et on discute encore des heures, arrivées dans son appartement. Il fait tellement bon se retrouver qu’on resterait bien là, dans son chez-elle où je me suis immédiatement sentie à l’aise. Mais on finit tout de même par décoller : direction le musée d’Orsay.