À Paris pour mon anniversaire

Hello les copains !

A l’heure où je vous écris, il fait pratiquement 30°C et, bon sang, mon appartement est un vrai four ! Dire que je me réjouissais d’être en France pour échapper à la chaleur…

Et aussi, c’est mon anniversaire ! Je suis seule chez moi aujourd’hui, mais ce n’est pas grave parce que j’ai passé un week-end extra, extra cool que je vais vous raconter ici. Et parce que de toute façon, aux horaires de Tahiti, mon anniversaire n’est que demain matin et je vais le fêter une deuxième fois avec mon amie dont je vous avais parlé la fois dernière. Disons qu’aujourd’hui, je récupère du week-end, qui m’a laissée un peu malade, et surtout je me retrouve en tête-à-tête avec moi-même, une idée qui me plaît bien.

Mon dieu, j’étouffe ! Ma chambre reçoit le soleil de l’après-midi et du soir, or ce sont les moments de la journée où il fait le plus chaud, alors laissez-moi juste le temps de migrer dans la cuisine…

Voilà, c’est mieux. Il y a même le parfum des pêches que j’ai acheté hier sur la table – on n’a pas de pêches à Tahiti, ni de fraises fraîches ou de cerises, et même si je ne suis même certaine que ce soit la saison, je profite !

Mon week-end à Paris, donc. C’était génial. Ouais, je l’ai déjà dit. Mais vraiment : c’était génial. Parfait. Parce que ce n’était pas seulement un voyage du genre, voyager pour voyager – d’ailleurs, en trois jours, je n’aurais jamais eu le temps d’explorer Paris comme il se doit, et je ne pense pas qu’on puisse visiter Paris en un seul séjour de toute façon, mais plutôt par petits morceaux, progressivement. Cette fois-ci, en plus de la partie tourisme, il y avait aussi une bonne partie sentimentale, et ça a fait toute la différence : j’allais revoir une de mes meilleures amies de lycée, après des années de séparation.

Ça vous est certainement déjà arrivé de perdre des amis de vue (si non, respect). Eh ben, c’est ce qui s’est passé avec C. – on va l’appeler comme ça – et moi. Et puis, un jour, elle m’a recontacté. Il s’était passé des années, comme dit plus haut, depuis nos derniers échanges, alors on a commencé à s’envoyer de longs, très longs mails pour se mettre à jour sur à nos vies respectives. On s’est rapidement trouvé un point commun avec nos ruptures amoureuses difficiles. Je lui ai dit que je revenais en France en mai alors, naturellement, elle m’a invitée chez elle, à Paris.

Quelques jours avant mon départ pour la capitale, je l’ai appelée. On ne s’était alors parlé que par écrit et, comme je suis toujours nerveuse à l’idée de revoir de vieilles connaissances (ou m’en faire de nouvelles, encore pire !), cette conversation m’a beaucoup rassurée. C. était toujours aussi gentille, et c’était vraiment agréable de parler avec elle.

Réveil 4h du mat’, je prends le premier avion (par élimination, parce que 1/train = trop cher ; 2/bus = garantie d’être malade après 9h de route – même les 20h d’avion de Tahiti à la France je les supporte mieux que la voiture, allez savoir). C. vient me chercher à l’aéroport, ce qui est très attentionné de sa part car je suis presque certaine de me perdre dans le métro. Physiquement non plus, elle n’a pas changé, même si je lui donne l’air un peu plus mâture dans ses habits métropolitains. On prend le petit-déjeuner à emporter, qu’on déguste en papotant dans le train. Et on discute encore des heures, arrivées dans son appartement. Il fait tellement bon se retrouver qu’on resterait bien là, dans son chez-elle où je me suis immédiatement sentie à l’aise. Mais on finit tout de même par décoller : direction le musée d’Orsay.

C. habite à la lisière de la ville, de sorte qu’en découvrant son quartier, je n’avais pas l’impression d’être dans le Paris que je m’étais imaginé (à partir de sa réputation et de mes souvenirs de précédents séjours). Les constructions étaient plutôt neuves, les gens n’étaient pas rabougris. Remarque, c’était plutôt rassurant de commencer comme ça. Mais lorsqu’on a débouché de la Gare du Musée, au beau milieu d’un flot de touristes, là, oui, je me suis sentie à Paris. Plus encore lorsqu’on est arrivées au dernier étage du musée, devant la fenêtre-horloge qui donnait sur la Rive droite. A ce moment-là, je me souviens avoir ressenti une grosse fatigue, due à mon réveil précoce, mais également parce que je me sentais submergée par la centaine de touristes qui se pressaient autour de moi, par toutes les œuvres que je ne connaissais pas, et par ce panorama incroyable, riche et gigantesque, pour moi qui n’ai jamais vécu que sur une île…

On a quitté le musée à sa fermeture, puis on avait encore quelques heures devant nous avant une pièce de théâtre que C. voulait m’emmener voir, alors nous nous sommes promenées au bord de la Seine. Là, on a trouvé une ardoise géante collée à un mur, avec des craies mises à disposition pour exercer notre créativité. Je n’étais pas très inspirée d’abord, alors, sur une idée de C., j’ai écrit « Tahiti » – coïncidence drôle : il se trouve que juste en face du mur se trouvait une péniche nommée « Iaorana », « bonjour » en tahitien. Puis j’ai écrit « Nounours » histoire de dire que j’ai fait venir mon bichon d’amour avec moi à Paris. C. a écrit « Je t’aime Maman » à moitié pour plaisanter, à moitié sérieuse, et j’étais contente de constater que je n’étais pas la seule à vouer un culte à ma génitrice. 😝 (Bonne fête des mères d’avance, Maman !)

On a cherché un endroit où se sustenter et sur le chemin, on est passées devant l’Assemblée nationale en rénovation, me semble-t-il, gardée par des policières, et un ministère-de-quelque-chose-à-l’international juste à côté, avec un beau jardin et plein de richesses qui étincelaient derrière les hautes vitres. C. a dit qu’elle ne pourrait jamais vivre dans un palais comme ça, plein de dorures, et j’ai répliqué que pour ma part, je pourrais sans problème. On a pris le métro eton  s’est retrouvées devant le Palais Garnier, splendide également. On s’est réfugiées avec bonheur (parce que les 3 f’s fatals : faim + fatigue + froid) dans l’Hippopotamus du coin : C. a pris un burger-frites, et moi un wok au bœuf avec mon usuel coca zéro.

Note : Si vous me connaissez, vous savez que je bois du coca zéro tout le temps, ce qui : 1) ne fait presque aucune différence avec le coca normal, j’en ai conscience mais je le choisis quand même systématiquement, et 2) est très mauvais pour la santé, ça aussi je le sais mais ça ne m’empêche pas d’en consommer à l’excès. Et la raison pour laquelle je raconte ça ici ? Euh, aucune idée, really.

A 20h, on s’est rendues au théâtre de la Michodière pour assister à la représentation de Des souris et des hommes de Steinbeck, le livre préféré de C. Mon amie avait dégoté des places en réduction, mais ce qu’elle ignorait, c’est qu’on allait de ce fait être placées au pire endroit possible – au dernier étage, sur le côté, de sorte que même en se penchant on ne pouvait pas voir toute la scène. On s’est donc dépêchées de changer de place juste avant que la pièce ne commence. Celle-ci était vraiment bien et, je viens de regarder sur Internet, sera toujours jouée au moment où je posterai cet article.

On est finalement rentrées, et malgré la fatigue, on a encore trouvé la force pour bavarder jusqu’à pas d’heure au lit.

Le lendemain, C. avait son dernier partiel et je l’ai attendue chez elle, ne pouvant manquer une occasion de chanter et jouer à sa guitare (je n’ai pas pu emporter la mienne, faute de place, et elle me manque terriblement).

Le soir, une de ses copines nous a rejoint et on est sorties en boîte*. Et alors là, les potos, sortir en boîte à Paris, pour une petite Tahitienne – et pas n’importe quelle Tahitienne qui plus est : moi, la timide qui n’aime pas particulièrement les clubs – eh ben, c’était un big deal, quoi. Après s’être chauffées à coup de karaoké, apéros et pizzas dans la chambre, on est parties pour une boîte au pied de la tour Montparnasse. L’heure de gratuité pour les filles était largement dépassée, mais le personnel nous a quand même laissé entrer sans payer. Bon alors, c’est la classe ou pas ?

*L’occasion de fêter dans les règles mon anniversaire, mais aussi celui de C., quelques jours plus tôt ! #LesVraisEnMai

Il faisait jour lorsqu’on est rentrées, et j’étais complètement exténuée. Mais quelle soirée ! C. et moi, on a toutes les deux passer un nouveau cap dans le processus de guérison post-rupture, si vous voyez ce que je veux dire. Oh, n’allez pas vous imaginer des choses ! On s’est amusées, voilà tout…

Le lendemain, enfin non, le même jour du coup, en fin d’après-midi, la copine de ma copine est rentrée chez elle, et C. et moi sommes allées à la Foire du Trône. C’est vraiment cool de faire les manèges avec quelqu’un qui les aime autant que toi ! Comment ? Ça me fait quel âge aujourd’hui ? 21 ans, pourquoi ?

Et voilà, c’était mon super week-end. Je suis rentrée le jour suivant très tôt également, je ne me suis ni perdue dans le métro, ni faite agressée. Et maintenant, je m’en vais recouvrir de mon début d’angine dans mon lit, avec un bon roman tout neuf, mon auto-cadeau d’anniversaire…

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2 commentaires

  • 5 mois ago

    Ouahh, j’ai loupé pleins de choses ici, j’avais pas vuu ! Trop chouette la manière dont tu présentes tes photos, et j’adore lire tes « aventures » haha !

    • Temehani
      4 mois ago

      Merci Estelle ! <3

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