Météo mentale

Depuis quelques semaines, je suis dans une très bonne période, dans ma tête. Je me risque même à dire que c’est le mieux que je me suis sentie en… cinq ans.

Cela est très probablement dû au fait que je m’apprête à partir en France, l’excitation du voyage, tout ça. J’adore voyager. Plus tard, je voudrais pouvoir le faire régulièrement. Parce que changer d’air, de perspective, ça fait un bien fou, c’est super revigorant.

Ensuite, j’ai repris ce blog et j’en suis très, très contente. Gros facteur d’accomplissement de soi, et donc de bien-être. Je me suis fixée l’objectif de publier un article par semaine et, pour l’instant, je m’en sors bien. C’est très gratifiant.
Un autre truc qui me motive, c’est que j’ai visualisé l’avenir du blog sur le long terme. J’ai de supers projets excitants pour Titata (allez, petit coup de teasing sans aucun scrupule :p) en réserve, juste là, au frais dans mon cahier, attendant leur heure. J’ai hâte d’y être, évidemment, mais je sais aussi que le voyage (encore lui) est plus important que la destination. En d’autres termes, je savoure chaque moment de mon aventure bloguesque.

Ah ! mais voilà que je tire déjà des plans sur la comète ! (Ça ne fait même pas un mois que t’es revenue, on va se calmer, Teme ! ^^) J’ai peur qu’à tout moment, je replonge dans une sale période, je crains de ne pas pouvoir faire face à une nouvelle épreuve, d’échouer encore…

Parce que, vous voyez, ces dernières années, c’était pas trop la joie. J’étais constamment dans le flou, dans le doute, angoissée, souvent déprimée. Je stressais par rapport à l’école et en pensant à mon avenir, aux choses que je n’aimais pas mais que je ne pouvais pas changer. Ces trois dernières années de recherches, hésitations, changements en termes d’orientation scolaire, en sont la preuve. Plus mes deux années pas très glorieuses en section Littéraire au lycée, durant lesquelles j’avais l’impression de ne rien faire de bon de ma vie.

C’est un discours qu’on entend chez beaucoup de jeunes, pas vrai ? Est-ce que ça signifie quelque chose ? Serait-ce le nouveau mal du siècle ? Je ne sais pas.
Les temps changent, il y a Internet et son lot de nouveaux métiers attractifs. Dans un sens, on n’est forcément plus les mêmes jeunes que nos parents l’ont été.
Mais ma mère dit aussi que je ramène toujours tout à ma situation. C’est vrai que lorsque je vois mes copines suivre la voie « normale » sans trop de soucis, je me dis que je dois certainement être en train de dramatiser, comme d’habitude. Peut-être, après tout, que je suis juste en train de grandir.
(J’écris cet article avec une playlist « Concentration Music for Work and Study » dans les oreilles, qui fait très penser aux génériques de fin dans les films romantiques – tout est bien qui finit bien pour le couple naissant, une nouvelle vie follement pittoresque s’offre maintenant à eux – donc vous excuserez le nombre de clichés que je tape à la minute.)

Toujours est-il que j’ai mal vécu ces dernières années, et j’ai l’impression de commencer enfin (je m’étais résignée à me traîner ces nuages noirs toute ma vie) à m’extraire de cette grotte sombre et incertaine dans laquelle j’étais coincée. (Vive le blogging !)

J’y vois plus clair devant moi. J’ai foi en mes projets (pour le moment). Et, punaise, il me tarde d’être à Toulouse !

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1 commentaire

  • 4 mois ago

    Hum…:  » mention bien » au baccalauréat, 20/20 en français, cela reste un parcours honorable. Certaines circonstances que nous tairons ne t’ont pas été favorables et font que tu n’as pas pu donner le meilleur de toi-même, non plus. L’autocritique c’est bien mais pas quand ça tourne à la dévalorisation de soi et la déformation des faits objectifs.
    Là où je suis d’accord avec toi c’est quand tu dis que ce qui compte c’est le « voyage », le chemin suivi qui compte plus que le but. Je pense qu »effectivement, se chercher est un voyage intéressant et nécessaire; autrement on ne serait qu’un automate programmé pour suivre une voie.

    Bisous.

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