DIYs artisanaux et fun en famille aux journées tahitiennes du patrimoine

Les journées du patrimoine, ce weekend avec ma famille, c’était très bien ! Lieu : le musée de Tahiti et des îles. Thème : jeunesse (oh tiens, c’est moi !).

J’avais eu vent de l’événement deux jours avant, et le programme donnait carrément envie : ateliers confection de monoï, de tapa, visites thématiques, contes polynésiens, illustration, Ori Tahiti (danse tahitienne), sculpture, teinture… Oh là là, que choisir !

Samedi matin, je sabote la grasse matinée de tout le monde en nous faisant arriver une heure à l’avance pour être sûre d’avoir ma place dans les ateliers que je veux. Bon, il se trouve que les organisateurs avaient tous du retard à cause d’un accident sur la route (auquel nous, on a échappé) et que donc, lorsqu’on est arrivées, c’était la solitude.

Les animateurs arrivent donc un à un, comme le tirage du Loto, reléguant ma super sélection d’activités à la poubelle puisqu’on est contraintes de choisir nos ateliers par défaut. Le fun n’en est pas compromis pour autant ! On s’avance, un peu indécises, vers l’atelier tressage et l’animatrice nous harponne aussitôt malgré nos « Euh, non, on regarde juste » jusqu’au milieu des touristes et expatriés métropolitains assis sur le peue.

Oui parce qu’aux journées du patrimoine, c’est un fait, les visiteurs sont majoritairement des expatriés qui, en petits expatriés modèles, sont désireux de témoigner leur bonne volonté d’intégration en s’initiant à la culture autochtone. Et des ‘demis’ comme nous qui n’ont rien d’autre à faire, à la rigueur.

Quand tu grandis à Tahiti, le tressage à base de palmes de cocotier, t’en connais déjà plus ou moins les bases. On s’est tout de même prêtées au jeu, confectionnant un petit bandeau de tête qu’on a arboré le reste de la journée pour le côté swag.

Next : l’atelier tapa. Qu’est-ce que le tapa ? C’est un tissu, utilisé partout dans le Pacifique. En Polynésie plus spécifiquement, on s’en sert pour les costumes traditionnels ou en étoffe décorative (on n’en porte pas tous les jours, quoi).

On s’installe sur notre deuxième peue de la journée, privatif cette fois et juste au-dessus des vagues (le grand luxe). C’est à ce moment que les choses intéressantes commencent. Déjà, on nous remet à chacune un gros battoir bien lourd. *sourire entendu de Bob l’éponge* Il a pour fonction, comme son nom l’indique, d’assommer les enfants pénibles et de battre l’écorce de mûrier de papier, préalablement laissée à tremper pendant deux, trois jours.

On s’exécute… jusqu’à être interrompus par une baleine (aucun respect, ces baleines) qui vient de sortir la tête de l’eau, au large. Seconde interruption inopportune, les journalistes de la 1ère qui interviewent ma mère. Faut vous imaginer que ma mère, c’est une timide comme moi, et que les journalistes ont utilisé la technique fourbe du je-fous-mon-micro-et-ma-caméra-sous-ton-nez-à-la-sauvage-sans-rien-dire pour lui faire avouer ses péchés. Enfin, elle s’est bien débrouillée, je suis fière d’elle, signé la secrétaire générale du groupe de soutien des timides petits et grands.

Bref passage par l’atelier monoï, où j’apprends après vingt ans de vie à Tahiti que celui-ci est obtenu à partir de la fermentation de pétales de fleurs dans le lait de coco (grosso modo hein, pour des explications plus techniques, vous irez sur Google, j’ai pas le temps là). On touche le liquide visqueux, on le sent, que du bonheur. Retour à l’atelier de tressage, passé niveau intermédiaire, pour la confection d’un panier. Beaucoup de plaisir également. Vient finalement le moment préféré de tout le monde, le déj, composé de plats typiques du pé-ï et de danses. Et parce qu’on s’est dit qu’on en avait suffisamment fait pour la journée, on a décidé de rentrer après ça.

Le lendemain, brunch sympathique au salon de thé pour se motiver et initiation à la sculpture. Je ne savais pas à quoi m’attendre, et même une fois devant la planche de contreplaqué, je ne savais toujours pas à quoi m’attendre, le prof étant adepte de la méthode de développement personnel « Démerdez-vous ». Alors j’ai fait comme si je savais exactement quoi faire, jetant de furtifs coups d’œil à mon voisin d’en face (qui avait assisté à la séance de la veille, je le sais, arrête de faire ton malin). Résultat final légèrement nul, mais j’étais quand même contente d’avoir appris à me servir du maillet.

Enfin, j’ai fait un tour à l’exposition consacrée à l’artiste Paul Jacoulet. Plutôt cool qu’une exposition du musée du quai Branly soit importée à Tahiti, d’autant que les œuvres m’ont – pour une fois – beaucoup parlé. Le monsieur a vraisemblablement la même sensibilité que moi pour les couleurs, le style vestimentaire, ainsi qu’un penchant certain pour les peuples d’Asie et du Pacifique et les éphèbes. ^^

Et pour tout vous raconter, j’ai terminé la matinée avec ma grand-mère qui nous a rejointes, dans une reproduction de diner sans banquettes (oui, ça m’a titillée) mais très bien à part ça, autour d’un Virgin Colada et de fajitas végés (MIAM) qui m’ont fait crashé dans mon lit tout l’après-midi. Un très bon weekend, en somme ! 

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